FUSION
Industrie ferroviaire : Hiolle Technologies, une solution globale dans un marché mondial
jeudi 20.10.2011, 05:29
Armoires électriques industrielles et câblage ferroviaire: les deux spécialités de la nouvelle entité. PHOTO "LA VOIX"« Une idée par semaine », s'est amusé Frank-Olivier Lachaud, sous-préfet, à propos de Jean-Michel Hiolle. Une des dernières en date, pour le directeur du conseil de surveillance du groupe industriel qui porte son nom, la fusion d'Europ' Maintenance et de Cétam Automatismes, sur la zone de Sars-et-Rosières, dans le Valenciennois. Petit nom de la nouvelle entité : Hiolle Technologies, branche du pôle ferroviaire et transports propres du groupe éponyme.
C'est que, dans un contexte de concurrence mondiale, cette fusion doit offrir « de nouvelles synergies, et donc des prestations plus complètes » à des donneurs d'ordre toujours plus gourmands de « solutions globales ». Dixit Stéphane Bouché, PDG de Hiolles Technologies. En l'occurrence, de solutions globales « dans la production d'équipements câblés ferroviaires, d'interventions sur site, le câblage d'équipements électriques industriels... »
Daniel Cappelle, président de l'AIF (Association des industries ferroviaires Nord - Pas-de-Calais - Picardie) ne dira pas autre chose à l'occasion de ce très officiel mariage. « Si on veut aller de l'avant, il faut se grouper. Dans un marché mondialisé, c'est ensemble qu'il faut faire le pari de la compétitivité. Les filières ont besoin de cohésion ». A fortiori dans la filière ferroviaire, dont le dynamisme, dans notre région, n'est pas exempt de situations paradoxales : des grands groupes, Alstom et Bombardier, les mains pleines de commandes, mais des sous-traitants dont certains tirent plus que la langue...
Alain Bocquet lui emboîtera le pas, lui qui six mois durant, à la tête d'une commission ferroviaire parlementaire, s'est penché « sur cette industrie toujours considérée comme une industrie du passé, alors qu'elle est une industrie d'avenir ».
Pour le président de la CAPH, « l'acquis ne doit pas disparaître dans l'émulation mondiale ». D'où l'intérêt de « répondre de manière groupée ». À charge pour Frank-Olivier Lachaud d'enfoncer le clou : « Cette filière ne fonctionnera que s'il y a structuration autour d'une filière forte. Soit nous la construisons dans les cinq ans, soit nous ne nous la construisons pas et le marché ne nous attendra pas ». À partir du moment où tout le monde a dressé le même constat...

