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Cette industrie (ferroviaire) du Valenciennois qui recrute toujours

samedi 19.05.2012, 05:03
Cette industrie (ferroviaire) du Valenciennois qui recrute toujours Julien Lizé. Avant d'arriver à Alstom, il n'imaginait pas la vie en usine comme cela. Il a attendu son CDI, il est arrivé en 2011.

Désindustrialisation. Perte de substrat et d'emplois.... Le thème a fait florès durant la présidentielle. Relatif îlot, le Valenciennois voit ses locomotives recruter toujours. Comme chez Alstom. Mais rien n'est simple. Les futurs recrutés de Petite-Forêt seront plutôt des cols blancs. Et l'automobile de son côté, est en phase de freinage.

Héritage familial. Lycéen à Marly, en filière pro, Julien Lizé, 28 ans aujourd'hui, voulait être menuisier. Après quelques chantiers, sa boîte d'intérim lui a parlé du ferroviaire. Il a découvert le métier de garnisseur, ces mécaniciens des trains qui habillent les rames en fabrication. Alstom n'était pas une usine comme il s'y attendait. De l'autonomie, de la polyvalence, « plus que dans l'automobile ». Son but dès lors ? Y décrocher un CDI. Il a attendu, longtemps, en restant chez ses parents. Les missions d'interim (« c'était vraiment la seule chose qu'il y avait sur le marché ») ont duré huit années. L'embauche, la vraie, celle qui lui permet aujourd'hui de penser à la jolie maison qu'il se fait construire à Bruay, est arrivée en 2011. Julien a fait partie de la photo de famille des 60 embauchés sur le site en 2011. Depuis, il pousse son petit frère, qui prépare un CAP de maçon, à choisir le ferroviaire aussi. « Parce qu'on aura toujours besoin de trains ».

Recherche de matière grise

« Soixante personnes sur la photo, ça commence à faire du monde » sourit Pierre-Michel Bataillard, DRH du site. Qui y voit surtout le maintien d'une dynamique. Après un gros recrutement de 2007 à 2009 (300 CDI) Alstom, 1 400 salariés aujourd'hui, garde le cap.

Pas question pour autant de tirer des plans sur la comète. « Dans les trois ans qui viennent, Alstom sera plutôt sur un palier, côté produc tion industrielle », qui représente grosso modo seulement la moitié des salariés d'une usine très « cols blancs ». Si embauches il y aura bel et bien, et « plus substantielless que résiduelles », elles seront du côté recherche et développement, soit l'autre poumon du site, son centre de conception sur le métro. Les bureaux d'études de Petite-Forêt seront tirés, plus que jamais par les marchés émergents.

Conclusion, Alstom continuera sa marche en avant, « un plus qui peut même devenir un plus-plus », en fonction des contrats signés. Mais ce tableau définit aussi clairement le profil des futurs embauchés. Pour la majorité ce seront des ingénieurs à bac + 5, ou des dessinateurs et autres techniciens à bac + 2 ou 3. Des cols blancs donc, encore et toujours, et même des cols blancs « ouverts sur le monde ». Alstom recherche des ingénieurs capables de se plonger dans un environnement international (la directrice de projets sur le site est Espagnole), mobiles, des managers aussi, pas seulement à l'aise côté technique. Des moutons à cinq pattes, en somme ? Alstom explique ne pas rencontrer de vraies difficultés pour trouver les oiseaux rares. L'usine lance ses filets pour moitié dans la région (Lille et Valenciennes, surtout du côté de l'Ensiame).

Incontournable donc, la matière grise. Cet été, le site de Raismes lance un centre de formation interne à l'usine et pousse les feux sur cette dernière, qui passera de 29 à près de 45 000 heures en volume annuel. « Un opérateur du ferroviaire prend du temps pour mûrir », dit Pierre-Michel Bataillard. Corollaire : la volonté de réduire encore la part de l'intérim par rapport aux emplois stables, intérim dont le volant ne représente plus que 15 % des effectifs sur le site. « Indispensable pour atteindre nos objectifs de qualité ». CQFD. •

PAR THÉODORE TERSCHLUSEN

La Voix du Nord
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