Les loueurs de DVD contre-attaquent
samedi 10.05.2008, 05:00Louer un film en quelques clics depuis son canapé. C'est le principe de la vidéo à la demande (VOD) et c'est la concurrence rude à laquelle sont confrontés les vidéoclubs. Face à cette nouvelle donne, la profession s'organise.
« La vidéo à la demande n'est qu'un concurrent de plus. Ça fait des années qu'on subit le téléchargement illégal. Il y a aussi les grandes surfaces qui ne respectent pas toujours les fenêtres locatives ou le développement des vidéoclubs sur l'Internet », rappelle Cédric Hulo, qui a ouvert le magasin Planet vidéo à Coudekerque-Branche il y a quatre ans. Sa technique pour rivaliser avec ses concurrents : le conseil. « Les gens ont accès à de plus en plus de services mais ils ne savent plus quoi choisir. Souvent, ils tapent à côté. Moi, je connais mes clients, je leur fais découvrir des films qui ne sont pas forcément connus ou auxquels ils n'auraient pas pensé, mais qui leur feront passer un bon moment. J'ai tout intérêt à ce que mes clients reviennent contents. » L'information et l'accueil suffiront-ils aux vidéoclubs pour survivre à la déferlante numérique ? Une étude menée par le cabinet Forrester Research a montré que si les utilisateurs de vidéo à la demande n'avaient réduit leurs achats de DVD que de 1 %, ils avaient diminué le recours à la location de DVD de 11 %.
Nouvelle offre
Alors les gérants de vidéoclub serrent les dents et font de leur mieux pour résister. Déjà, de nombreux indépendants ont disparu. Désormais, seulement une centaine de vidéoclubs sont encore ouverts dans la région. La plupart appartiennent à de grandes chaînes qui elles aussi essaient de contre-attaquer. C'est le cas de CPFK, qui réunit les enseignes Vidéo futur, Cinebank et Vidéo pilote (environ 2 000 points de vente en France). Le groupe vient de lancer l'offre Moovyplay. Il s'agit d'un baladeur vidéo qui permet à la fois de lire et de stocker des films afin de les regarder sur sa télévision. Le téléchargement s'effectue dans les magasins de la chaîne, qui sont pour l'instant une vingtaine à proposer ce service. À suivre. V. S.




