Stora Enso compte sur la machine 5 pour pérenniser le site de Corbehem
mardi 20.03.2007, 14:34
La machine 5
Stora Enso veut relancer sa papeterie de Corbehem après le plan de restructuration en 2005 - 2006 qui a vu la suppression de 400 postes. Soixante-dix millions d'euros ont été réinjectés dans la machine 5. Nouveaux espoirs.
En octobre 2005, Stora Enso annonce qu'il ferme deux lignes de production sur trois et supprime 400 postes sur 731. Un drame pour les employés inscrits depuis dans une cellule de reclassement ou, pour certains, engagés dans un projet de sacs de chanvre dans l'ancienne papeterie d'International Paper à Maresquel.
Sur le site de Corbehem, la vie continue : 45 camions transportent, par jour, 1 000 tonnes de bois ; 300 000 tonnes de peupliers du Nord ou d'épicéas sur toute l'année.
« La restructuration nous a fait perdre un an. Ce qui compte maintenant, c'est la performance, affirme Heinz Felder, le directeur. Stora a remis 70 millions d'euros sur la reconstruction de la MP 5. À nous de démontrer que nous sommes performants, comme les autres usines du groupe. À la fin, cette performance garantit la pérennisation du site. »
Un des dix premiers clients d'EDF
Cette machine 5 avait déjà coûté, en 1990, 600 ME. Le deuxième investissement à l'époque, dans la région, après le tunnel sous la Manche. Ce paquebot de la papeterie produit 1 487 mètres de papier par minute. Trente mégawatts sont nécessaires pour la production de 10 tonnes par heure. Stora Enso Corbehem est l'un des dix premiers clients d'EDF en France. Avec cette puissance de production, la MP 5 figure dans le « top cinq » des machines à papier magazine au monde. « Nos clients typiques sont Le Figaro, Marie-Claire, Gala, beaucoup de revues féminines et les catalogues de voyages et de vente à distance comme Les 3 Suisses. » Stockées dans une gigantesque salle pouvant contenir jusqu'à 20 000 tonnes de papier, les grandes bobines partent dans un rayon de 300 km, via le trafic routier (80 %), ferroviaire (5 %) ou, pour la grande exportation, par conteneurs de la plate-forme de Dourges (15 %).
JULIEN LECHEVESTRIER