WORMHOUT

Tollens, spécialisée dans la fabrication de peintures, souffle ses vingt bougies

Publié le 12/06/2011 à 05h13

Implantée dans la zone d'activité de la Kruys-Straete depuis vingt ans, à Wormhout, l'usine Tollens a plus que décuplé sa production. Spécialisée dans la fabrication de peintures, elle fêtera en juillet ses vingt ans de fonctionnement, un moment fort que son directeur, Christophe Bayet, entend marquer avec l'ensemble des personnels.

Tollens, spécialisée dans la fabrication de peintures, souffle ses vingt bougies
Implantée dans la zone d'activité de la Kruys-Straete depuis vingt ans, à Wormhout, l'usine Tollens a plus que décuplé sa production. Spécialisée dans la fabrication de peintures, elle fêtera en juillet ses vingt ans de fonctionnement, un moment fort que son directeur, Christophe Bayet, entend marquer avec l'ensemble des personnels.

Au départ, Tollens était basée à Bréda, aux Pays-Bas, et assurait la production pour l'ensemble de l'Europe. En la regroupant avec celle de la société Lempereur, située à Montigny-en-Ostrevent, elle recherchait un site plus important et plus moderne. La mise en place des « zones d'entreprises offrant des possibilités de défiscalisation pour une durée de dix ans » constituait une opportunité. La proximité d'un accès tout proche avec de l'A25 en était une autre.

Quelle est l'évolution de l'entreprise en vingt ans ?
« Elle est impressionnante. Implanté sur une surface de 19 500 m², le site de Wormhout représente une superficie couverte de 7 300 m². Il a déjà bénéficié d'une extension. La première année de fonctionnement, on produisait ici 3 000 tonnes annuelles de peinture. Aujourd'hui, nous atteignons les 35 000 tonnes, en travail posté (3 x 8 h), à raison de cinq jours par semaine. Depuis, nous avons intégré le groupe Matéris, dont le siège social se trouve à Issy-les-Moulineaux. Ce groupe gère 8 500 personnes à travers le monde, réparties sur soixante-dix sites industriels exerçant dans la chimie de construction, dont quinze sites en France. Nous nous situons dans la branche "Matéris, peinture, groupe Tollens". À Wormhout, nous employons soixante personnes en CDI, soit quarante à la production et vingt en administratif, maintenance, laboratoire et logistique. Il faut y ajouter, en moyenne, dix salariés en intérim, selon les besoins de la production. »

Quelle est votre gamme de production ?
« Toutes nos peintures sont dites "aqueuses" (peinture à l'eau). Elles ne contiennent pas de solvant et sont écologiques. Des dispositions récentes interdisent l'usage des peintures glycéro à l'intérieur des habitations et c'est tout bénéfice pour nous ! Nous gérons 1 800 références sous cinq marques différentes, ce qui explique la superficie du magasin de stockage des emballages vides destinés à alimenter les quatre lignes de conditionnement entièrement automatisées : une pour les gros volumes (supérieur à 5 l) et trois pour les petits boîtages allant de 0,5 l à 5 l. Toute notre production quitte le site chaque jour pour rejoindre notre plateforme logistique d'expédition en région parisienne. Nous approvisionnons deux types de clients : les grandes surfaces et professionnels du bâtiment et le particulier au travers de notre réseau de distribution Couleurs de Tollens, qui représente 150 magasins en France, dont un à Dunkerque. Des ouvertures sont prévues en 2011. »

Lors de l'entretien, vous avez, à maintes reprises, utilisé le terme de pâte à crêpes. Qu'entendez-vous par là ?
« C'est ainsi que, dans la profession, on parle de la fabrication de la peinture. Ici, elle est complètement automatisée. Les responsables de la fabrication suivent son parcours d'élaboration sur écran au niveau de chacune des cuves. Il faut savoir que la peinture se prépare comme une recette culinaire. Nous introduisons tous les mêmes ingrédients au départ. Comme pour les crêpes, il ne faut pas de grumeaux ! En fin de process, c'est comme en cuisine, il existe le petit plus du chef qui fait la différence. C'est un secret jalousement gardé ! À partir du stockage extérieur, nous préparons nos mélanges dans nos cuves de 12 000 litres. Nous ne rejetons jamais d'eau dans la nature. Celle des rinçages est réutilisée dans nos fabrications par souci d'économie et par notre volonté d'éviter tout rejet éventuel de peinture. Nous utilisons 4 500 m³ d'eau par an. »

Quels sont les objectifs de l'entreprise ?
« Nous devons accompagner la croissance du groupe en adaptant notre unité et nos moyens de production. Nous atteignons notre capacité maximale. Si l'on veut progresser, nous serons amenés à nous développer. Nous ne sommes pas un site Seveso mais soumis à une autorisation d'exploitation, car nous travaillons du dioxyde de titane à raison de 2 tonnes par jour. Cette dernière a été renouvelée de manière définitive en 2010. Si la législation évoluait ou si notre process changeait, nous devrions déposer un nouveau dossier d'agrément. Notre unité de production peut se glorifier de posséder trois certifications : Iso 9 001 pour la qualité de nos produits, obtenue en 1993 ; Iso 14 001 pour l'environnement (1997) : nous étions la première usine de peinture en Europe à obtenir ce label ; Iso 18 001 pour la prise en compte de la santé et de la sécurité des personnels (2010) : notre volonté réside dans le fait que nos collaborateurs ne doivent pas arriver à la retraite démolis par le travail. » •

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