TRAJECTOIRE PERSONNELLE
Christophe Daams se lance un peu plus près des montagnes
lundi 04.07.2011, 05:11
Christophe Daams loue l'esprit finlandais, «pays du bois, proche de la nature». PHOTO « LA VOIX »Il aurait pu devenir champion de VTT ou de vélo sur route. Sa passion l'a amené à découvrir la France, ses montagnes et ses chalets en bois qui depuis le font rêver. Aujourd'hui, à 27 ans seulement, Christophe Daams se lance dans une extension du domaine de ses rêves. Anex, sa petite entreprise, dessine, produit et commercialise des extensions et dépendances en bois.
On croit déceler un petit accent lorsqu'il s'exprime. Par déformation et puisqu'on parle d'extensions en bois et que le cerveau a vite fait de s'évader vers des contrées plus vertes et surtout plus vallonnées, on se demande si cette petite touche d'exotisme ne serait pas helvète. Mais non, Christophe Daams a grandi à Sequedin. La réponse viendra plus tard : « J'ai grandi à Houthulst, en Flandre belge, entre Ypres et Diksmuide.
Quand je suis arrivé en France, à trois ans, je ne parlais pas un mot de français. »
Des essences naturellement durables
Mais Christophe apprend vite et surtout, il sait ce qu'il veut. Il quitte ses études d'architecture après un an, « trop abstrait, pas assez technique ». Le jeune homme se lance dans un BTS technico-commercial, option bois et dérivés. « Là, j'ai trouvé quelque chose qui me plaisait. » Deux stages, l'un dans les Vosges, l'autre dans la région, le convaincront qu'il peut désormais faire feu de tout bois. Suivront trois années chez un industriel de la région qui le rassureront sur son potentiel commercial et lui montreront l'exemple à ne pas suivre avec les clients. Il rejoint ensuite Batichal, entreprise spécialisée dans le bois qui deviendra son partenaire principal. Au cours de cette année de collaboration, il mûrit son projet. « J'aime les constructions en bois mais j'aime surtout le mélange entre l'ancien et le moderne. Je me suis rendu compte qu'il y avait vraiment une demande ici et que les gens ne trouvaient pas de solution. » Un premier contrat en Belgique en avril 2010 et les contacts s'accélèrent. Le carnet de commandes est plein jusqu'au mois d'octobre.
Les extensions sont réalisées à l'aide d'une des deux essences, naturellement durables, le mélèze ou le cèdre rouge, qui proviennent de forêts gérées durablement. « Je ne veux pas de bois traité. C'est un choix. Mes deux essences viennent de Scandinavie et d'Amérique du Nord : du bois dur et très résistant. » Christophe Daams assure qu'il ne veut pas « grandir trop rapidement. Avec le vélo, j'ai été à bonne école. L'entreprise et le sport en compétition, c'est la même démarche : on s'entraîne et on se fixe des objectifs. » C'est ce qu'on appelle un grand abatteur de bois.

