ACTUALITÉ SOCIALE
Les 62 salariés d'Equipact (Harnes et Lens) sont dans l'angoisse
mercredi 07.12.2011, 05:19L'entreprise de traitement de colis et de tri postal Equipact vit des heures très difficiles.
Selon nos informations, sa liquidation judiciaire pourrait être prononcée dès vendredi par le tribunal de commerce. Un vent de panique secoue les 62 personnes qui travaillent à temps plein et en CDI dans cette entreprise de réinsertion présente sur deux sites : à Harnes, ZI de la Motte-du-Bois, à 300 mètres de McCain, pour les colis (commandes, préparation, affranchissement...) et à Lens, dans la zone du Gard, pour le traitement du tri courrier sous contrat avec La Poste.
« On a appris en avril qu'il y avait des difficultés puis en octobre qu'on perdait 1 000 voire 2000 euros par jour », explique Hadda Benghanem, déléguée syndicale CFDT. En novembre, deux appels d'offres auraient été lancés pour tenter de trouver un repreneur mais sans succès. Dans ce contexte, les salariés étaient « comme abasourdis » hier sur les deux sites, selon cette élue du comité d'entreprise. « Soixante-deux familles vont être sur le carreau juste avant Noël, c'est très dur... » L'administrateur judiciaire pourrait annoncer « la douloureuse » aujourd'hui au représentant des salariés.
Rachetée en 2010
Equipact a été fondée en 2001 sur les bases de l'entreprise Publi tri à Loos-en-Gohelle. « C'est une société de réinsertion sociale qui a permis à des personnes en difficultés de se remettre sur les rails », décrit un membre du personnel. Selon lui, cette structure fonctionnait très bien durant les neuf premières années. Le résultat de son travail était « plus qu'honorable » et elle était « reconnue par La Poste », son client et partenaire privilégié. Il décrit un climat très favorable pour l'épanouissement de salariés qui avaient connu des situations difficiles : « On voyait des gens qui venaient d'abord travailler à pied puis qui arrivaient à s'acheter un vélo, une mobylette... » Depuis avril 2010, l'entreprise a été rachetée par un nouveau dirigeant. « Les difficultés financières ont commencé et on a perdu toute notre rentabilité en 20 mois », explique ce même membre du personnel. PH. B.
Nous avons tenté de joindre le dirigeant de l'entreprise sans y parvenir.

