ACTUALITÉ SOCIALE
Reprise ou liquidation, le sort d'Acument sera scellé le 15 janvier 2010
mardi 24.11.2009, 05:04Le directeur de la stratégie du groupe italien Agrati, Antoine Lopez, sera dans le département du Nord, jeudi, pour étudier la reprise des sites d'Acument (Fourmies et Vieux-Condé). Avant sa visite, il a répondu à nos questions.
- Où en est la reprise d'Acument ?
« Rien n'est encore fait. Le groupe Agrati a demandé des audits sur la situation des trois entreprises de Fourmies, Vieux-Condé et Amiens. À partir de ces audits, positifs ou négatifs, le comité d'entreprise d'Agrati se réunira le 15 janvier et prendra une décision. Comme nous sommes les seuls candidats potentiels, l'alternative est la suivante : soit ce sera la reprise par Agrati, soit ce sera, pour les trois usines, le dépôt de bilan et la liquidation. »
- Si la reprise s'effectue, avez-vous un plan ?
« Oui et par souci de transparence nous l'avons déjà présenté aux syndicats. Le site d'Amiens fermerait ses portes, ceux de Fourmies et Vieux-Condé seraient pérennisés. »
- Quelles seraient les conséquentes pour le site fourmisien ?
« Je le répète, l'usine de Fourmies ne fermerait pas. De plus, il n'y aurait pas de licenciements. Par contre, une trentaine de postes ( ils sont 178 salariés) auraient besoin d'être revus mais on proposerait un emploi à tout le monde. De plus, cela ne tomberait pas comme un couperet. Nous nous donnerions le temps d'étudier la situation d'ici à quinze mois mais il faut comprendre que la mutualisation des moyens des deux sites (Fourmies et Vieux-Condé) est indispensable. »
- Vous confirmez qu'il n'y aurait pas de licenciements ?
« Oui, il n'y aurait pas de licenciements mais peut-être des reclassements en interne. L'emploi est un sujet sensible et le groupe le comprend.
Reste que nous devons nous adapter au marché international. C'est la seule solution viable. Avec d'autres repreneurs, il y aurait peut-être eu de la casse sociale... »
Des garanties
- Il n'y a donc pas d'inquiétudes à avoir ?« Non. Nous l'avons déjà expliqué aux syndicats. Je sais que par le passé il y a eu un dialogue difficile entre direction et salariés. Mais Agrati est une entreprise familiale (1) et elle a toujours eu des rapports de confiance avec ses employés. Elle n'est ni une multinationale ni un fonds spéculatif.
Nous avons prévu des investissements pour Fourmies mais il est trop tôt pour dire dans quelles proportions. Au final, nous allons faire une offre mais s'il y a trop de résistance, nous ne passerons pas en force. »
(1) Créée en 1939 à Veduggio en Italie, Agrati Group Fastening Systems est présente en Europe et aux États-Unis elle emploie un millier de personnes et fabrique des systèmes de fixation.





