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Windtechnics en liquidation judiciaire : douze personnes licenciées à Bapaume
mardi 20.09.2011, 05:03
Le site de Bapaume était le siège social du groupe. Il employait douze personnes.Placée, depuis le 10 août par le tribunal de commerce d'Arras, en liquidation judiciaire (avec toutefois une poursuite d'activité en attendant de trouver un éventuel repreneur), l'entreprise Windtechnics (maintenance des éoliennes) a fermé ses portes en fin de semaine dernière. Bilan : soixante-cinq licenciements en France dont douze à Bapaume qui était le siège social du groupe.
Un an et demi à peine après avoir implanté son siège social dans la zone des Anzacs à Bapaume (en face de la maison d'arrêt), l'entreprise Windtechnics a décidé de jeter l'éponge. Le mercredi 10 août, le tribunal de commerce d'Arras avait placé l'entreprise (en cessation de paiement depuis le 25 juillet) en liquidation judiciaire avec toutefois une petite bouée de sauvetage : une poursuite d'activité jusqu'au 31 octobre afin de trouver un éventuel repreneur. Un administrateur nommé par le tribunal était chargé de lancer les appels d'offre de cession d'activités. En commun accord avec la direction de Windtechnics, il avait décidé d'accélérer le processus de reprise histoire de ne pas trop traîner en route et d'organiser au mieux l'éventuelle cession.
Aucune réponse concrète n'étant parvenue malgré quelques contacts jugés sérieux, l'administrateur judiciaire a décidé de liquider purement et simplement l'entreprise. « Les lettres de licenciement viennent d'être envoyées, confie Olivier Dewez, président de Windtechnics. Une vente publique du matériel va être organisée ces prochains jours. Les bureaux sont fermés. C'est un énorme gâchis. On essaye de reclasser nos salariés. » Le groupe Windtechnics était un des leaders de la maintenance d'éoliennes. Il comptait soixante-cinq salariés en France (répartis en sept bases) dont douze à Bapaume.
Il réalisait plus de 1 200 opérations de maintenance dans l'Hexagone et gérait plus de sept cents machines. Le groupe était également présent à l'étranger (Belgique, Allemagne, Italie, Roumanie, Bulgarie, Pologne, Suisse, Turquie et Grande-Bretagne). « Ça ne servait à rien de poursuivre l'activité jusqu'au 31 octobre, rapporte Olivier Dewez. C'est l'État qui payait les salaires, on était sous perfusion. Comme on n'avait pas d'offres de reprise, ça ne servait à rien de continuer. »

