Après quinze jours de conflit, les salariés de GSF-Pluton en grève ont vu le bout du tunnel des négociations, hier matin. Les avancées consenties par la direction ont incité le personnel à reprendre le travail.
Manuel Pelagatti, directeur général de l'entreprise de nettoyage GSF-Pluton, est venu d'Amiens hier matin pour rencontrer les délégués syndicaux en compagnie de Martial Béghin, directeur de l'agence lensoise. Les salariés ont repris le travail après l'obtention d'avancées sociales : à compter du 1er mai, augmentation de salaire de 3 % pour le personnel, de l'ouvrier au chef d'équipe ; revalorisation du coefficient, d'abord pour l'ouvrier de base, puis au cas par cas ; proposition d'heures supplémentaires, y compris au personnel à temps partiel ; mise en place de la subrogation (avance par l'employeur en cas d'arrêt maladie) ; l'indemnité de repas sera versée sur la fiche de paie ; le temps passé en déplacement ou pour un trajet entre deux sites sera rémunéré ; et sur les deux semaines de grève, la direction en prendra une à son compte.
Quinze jours après le début du conflit sur le site de Lens, la situation semble se décanter à GSF-Pluton, société de nettoyage industriel.
Aucune négociation n'ayant eu lieu hier, la grève se poursuit chez GSF-Pluton, entreprise de nettoyage industriel basée à Lens. Une réunion entre représentants des grévistes et direction est prévue ce mercredi.
INDUSTRIE
L'industrie à Dunkerque, on connaît bien. Avec près de 700 entreprises concernées, la zone est le premier pôle régional. Mais le savoir-faire local en matière de maintenance industrielle tend à se dérober. Pour y remédier et former efficacement le personnel, la chambre de commerce et d'industrie de Dunkerque (CCI) a imaginé un chantier-école grandeur nature. Explications.
La société steenvoordoise Condifrost est en redressement judiciaire depuis février. Mercredi, le tribunal de commerce d'Hazebrouck a décidé de prolonger la période d'observation jusqu'au 9 juillet. Ce délai pourrait permettre à Condifrost de trouver un repreneur.
En grève mardi, les salariés des Éts Cathelain à Bavinchove ont repris le travail. Mais le mouvement de protestation envers le groupe BG 43 se poursuit. Il pourrait trouver une issue demain.
Une grève a été déclenchée, hier, par une trentaine des 196 salariés de la société de nettoyage industriel GSF Pluton, sur le parc d'activités du Gard à Lens. Ils réclament notamment une augmentation nette de 200 E par mois.
Hier, les salariés de ThyssenKrupp Sofedit de Gouzeaucourt ont une fois encore manifesté. En ligne de mire : les propositions de la direction générale sur les hausses de salaires et les primes. Un terrain d'entente a été trouvé.
Hier, par vagues de deux heures, quelques employés de l'usine ThyssenKrupp-Sofédit d'Auxi-le-Château (spécialisée dans la poulie pour automobile) ont stoppé le travail en signe de protestation et de mobilisation. L'avenir s'y dessine en pointillés.