La direction assure de sa disponibilité
samedi 09.05.2009, 04:47Vincent Roussel, directeur général du site de Douvrin depuis janvier 2006, a assuré au personnel qu'il serait disponible pour répondre aux questions dès la reprise du travail lundi, avant la première réunion dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi, le 18 mai.
> Dans quelle mesure la prime de 1 500 euros par année d'ancienneté est-elle négociable ?
« Tout est négociable dans un plan social. La seule condition pour qu'on soit prêt à renégocier la prime était la reprise du travail. Il y a des choses à discuter avec les partenaires sociaux. On va travailler de façon coordonnée avec le site de Comines-France (90 emplois, ndlr)pour avoir des plans sociaux proches. »
> La reprise de l'activité a été décidée dans le calme, mais elle est fragile. Si la discussion piétine, la CGT appellera à cesser le travail. Comment allez-vous gérer la continuité de l'activité ?
« Nous sommes dans l'objectif de se mettre autour d'une table avec le comité d'entreprise. Je n'ai pas la volonté de menacer la reprise de l'activité. Ce n'était pas du tout le débat de ce matin. »
> Quelles sont vos commandes à honorer avant la fermeture ?
« Notre carnet de commandes n'a pas varié depuis mai dernier. Notre clientèle est russe et du Moyen-Orient, des Émirats Arabes Unis, du Pakistan. Ça équivaut à 1 000 - 1 400 tonnes de produit. J'ai compté, on est à 44 300 heures de chômage partiel depuis mai dernier, soit 6 328 jours de chômage. Ces 1 000 - 1 400 tonnes par mois, nous les avons encore dans nos carnets de commandes de mai et juin. On est toujours dans la possibilité de faire tourner des lignes. »
> Certains salariés reprochent un manque d'investissement matériel, notamment dans l'extrusion. Que répondez-vous ?
« On a engagé l'entreprise sur des productions de grande masse en lien avec l'outil de production industriel. On était capables de produire de très gros volumes. C'était un marché qui existait. Le groupe a d'autres sites spécialisés dans de plus petits volumes. La grande capacité de production de l'usine faisait sa force, aujourd'hui avec la crise, c'est sa faiblesse. » G. Gs.

