UN NOM, UNE MARQUE
Blanche Porte : de la laine à la confection, deux siècles d'histoire
mercredi 18.08.2010, 05:05
Autrefois, on faisait sécher le linge et la laine sur les branches des vergers qui devenaient blancs de textiles... REPRO «LA VOIX »Des entreprises françaises très connues, aux racines nordistes, avec toute une histoire derrière elles. Nous vous proposons d'en découvrir quelques-unes cet été, en cherchant à connaître l'origine de leur nom. Poussons la porte de La Blanche Porte.
À première vue, le lien entre une porte et une activité textile n'est pas spécialement évident. Sauf si l'on se rappelle qu'au XVIIIe siècle, on lavait encore la laine.
Dans les années 1770, à Tourcoing, les vergers bordant la ville, et surtout les alentours des filatures, servaient à étendre la laine lavée pour qu'elle sèche. Cette vision blanche finit par donner le nom de chemin de la Blanche-Porte à cet alignement d'entreprises textiles. Ce même chemin où vient s'installer Martial Dassonville en 1806, lorsqu'il décide d'y construire une filature. La société n'a pas de nom particulier, mais en 1920, on entend se répandre l'appellation d'« usine de la blanche porte ».
Le siège de la société s'y trouve encore aujourd'hui, même si trois autres sites sont venus compléter le parc avec l'augmentation de l'activité. Filature, tissage, blanchiment et confection en sont les maîtres mots, avec une première publicité dès 1924, mettant en exergue le linge de maison.
De la filature à la VPC
Ce n'est qu'à partir des années 1960 que la confection féminine s'invite au catalogue, achetée à des fabricants extérieurs. Une nouvelle activité qui signe l'arrêt définitif des filatures en 1964, pour passer à 100 % de vente par correspondance.
La vente de confection pour femmes, hommes, enfants et équipement de la maison continue sa progression dans les années 1970, suivie de l'arrivée des catalogues spécialisés pour les grandes tailles ou le bien-être, avant d'arriver tardivement sur le Net dans les années 2000. Le nom de Blanche Porte, sans le « la » vient tardivement, dans les années 1990.


