Chômage partiel : pour Meryl Fiber, « ne pas licencier est une bonne chose »
jeudi 19.01.2012, 05:15
Meryl Fiber exporte en Asie, Europe de l'Est, Turquie, Syrie.Pour certaines entreprises, la crise mondiale est bien là. Elles subissent de plein fouet l'attentisme de leur clientèle. C'est le cas de Meryl Fiber (ex-Nylstar à Saint-Laurent-Blangy). L'entreprise qui exporte 80 % de ses fibres synthétiques a enregistré une baisse de 30 % de ses commandes en fin d'année 2011.
Sa clientèle est essentiellement composée d'entreprises du textile. C'est la raison qui a amené, jeudi dernier, direction et représentants du personnel, réunis dans un comité d'entreprise extraordinaire, à envisager de prolonger jusqu'en juin la possibilité d'un recours au chômage partiel.
Meryl Fiber pourra recevoir une aide de l'État en cas de recours à cette procédure, si une reprise des commandes n'était pas constatée. Cette souplesse offerte à l'entreprise aura une contrepartie : ne pas licencier durant une période qui sera précisée en fonction des mesures de chômage partiel. « Ce recours au chômage partiel n'est pas automatique. Il sera mis en place si la situation ne s'améliore pas. Mais ne pas licencier est une bonne chose. Cela permettra de disposer de la main-d'oeuvre rapidement pour faire face à de nouvelles commandes si une reprise du marché était enfin constatée, précise Vincent Pellerin, PDG. Nous profitons de cette période calme pour dynamiser nos équipes et engager des formations du personnel. Le but étant de léser le moins possible nos salariés. »
NICOLAS ANDRÉ
Meryl Fyber a réalisé un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros en 2011. L'entreprise a misé sur la recherche. Elle vient de mettre au point un nouveau fil, le « Meryl Fiber skinlife + ».

