TOURISME
Pont du 8 mai ensoleillé : du petit lait pour les hôteliers du littoral
vendredi 09.05.2008, 12:03La saison démarre tard mais en trombe avec le soleil qui s'est installé dès les premiers jours de mai. Les ponts à répétition favorisent les courts séjours. Sur la côte, les hôteliers se frottent les mains. Mais pour combien de temps ?
« On travaille normalement, sans plus, comme un mois de mai, ensoleillé, avec des ponts », constate, sobrement, Jean-Marc Wyart, gérant de l'hôtel le Homard Bleu, à Berck-sur-Mer. Pas de quoi s'extasier donc devant des hôtels qui affichent complets pour les nuits de jeudi, vendredi et samedi. « Les derniers ont réservé mardi matin. On est complet de jeudi à dimanche. C'est normal pour un pont », confirme-t-on à l'hôtel touquettois Windsor.
De toute la série des ponts et jours fériés, certains hôteliers ont tout de même l'impression qu'un long week-end se perd avec le lundi de Pentecôte qui chevauche le pont du 8 mai.
Un nouvel élan après une période difficile
« Quand c'est férié, on est toujours complet. souligne Régis Barlet, de l'hôtel Artois, au Touquet. Mais on ne fait pas marcher une entreprise sur cinq ou six week-ends. La saison démarre tard, on sort d'une période creuse. Et remplir le week-end ne suffit pas à faire marcher l'entreprise. Les activités coup de poing sont difficiles à assumer, rapport à la gestion du travail et aux frais fixes. » Les ponts représentent toutefois une « bouffée d'oxygène » pour la profession. Surtout quand ils sont chargés et ensoleillés.
La clientèle s'y prend d'ailleurs de plus en plus souvent à la dernière minute. « Quand on est à Paris et qu'on voit un si beau soleil, on se dit qu'il vaut mieux venir ici », explique une Parisienne croisée à la réception de l'hôtel des Embruns, au Touquet. « Les gens ont envie des premières chaleurs. Dès le 1er mai, des dames étaient prêtes à mettre leur maillot de bain », reprend Régis Barlet. Et sur la plage du Touquet, à n'en pas douter, elles l'avaient bel et bien mis.
Car, cette fois-ci, le temps est de la partie avec un ciel dégagé et un soleil digne d'un mois de juillet. « Si on compare ces week-ends de beau temps avec le mois de mai 2007, la situation est beaucoup plus favorable. se réjouit Jean-Pierre Delattre, propriétaire de l'hôtel berckois de La Terrasse, président du groupement commercial de la gare. Quand il fait beau, tout le monde y trouve son compte, des hôtels à la brasserie en passant par le prêt-à-porter. » Le soleil met du baume au coeur de tous, clients et hôteliers. « Il faut être optimiste, le pont du 1er mai a donné un nouvel élan. Ce week-end va être super. On sort d'un hiver difficile et d'un mois d'avril compliqué », rappelle Thierry Grégoire, hôtelier et président départemental de l'UMIH (Union des métiers de l'industrie hôtelière). Lui aussi regrette « une grosse demande sur les week-ends qui tranche par rapport à l'activité relativement calme de la semaine. » Il faut attendre le 14 juillet, au plus fort de la saison estivale, pour qu'un équilibre se crée.


