TOURISME
Tourisme : Bergues continue à profiter de la «Ch'ti mania»
mercredi 30.07.2008, 10:56Les touristes continuent d'affluer à Bergues, la ville du film «Bienvenue chez les Ch'tis» de Dany Boon vu par 20,3 millions de spectateurs, pour le plus grand bonheur des commerçants locaux qui profitent de cette «Ch'ti mania».
Bergues a des airs de ville de pèlerinage depuis le succès du film, sorti en février et devenu en six semaines d'exploitation le plus gros succès de l'histoire du cinéma français.
Trois fois plus de touristes en juillet
Plus de 45 000 personnes ont visité Bergues depuis le début de l'année, soit deux fois plus que durant toute l'année 2007, se félicite le président de l'office du tourisme Daniel Wayolle. En juillet, les touristes ont même été trois fois plus nombreux qu'un an auparavant. Ils venaient alors admirer le beffroi du XVe siècle classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et les fortifications construites par Vauban.
Par un lundi de juillet étouffant, une trentaine de fidèles se pressent déjà devant l'office de tourisme, une demi-heure avant l'ouverture des portes. A l'heure dite, en moins de dix minutes, les soixante places du « Ch'ti tour » sont prises d'assaut.
La visite guidée quotidienne des lieux de tournage du film de Dany Boon affiche complet depuis ses débuts en mars. « Il y a même des gens qui ont réservé le tour pour décembre », se réjouit Daniel Wayolle.
Les touristes viennent de partout : du Nord-Pas-de-Calais, du Midi ou de Belgique. « Le film fait beaucoup rire en Belgique, parce que l'accent y est un peu comme chez nous », explique Antonino Schirmenti, de Liège, qui rentre de vacances et a fait un détour par Bergues. « J'ai vu le panneau sur l'autoroute, j'ai repensé au film alors je me suis arrêté », raconte Grégoire Juppin, étudiant en commerce à Reims, en route pour la Côte d'Opale.
Le patron de la « Friterie des Flandres », au pied du beffroi, a recruté trois employés supplémentaires. « Nous vendons une tonne de frites par semaine, et trois fois plus de fricadelles que l'an dernier », se félicite Didier Dubreuil. Mais la clientèle des habitués a quelque peu déserté la friterie, regrette-t-il : « il y a trop de monde, trop d'attente ».
Une bouffée d'oxygène pour la ville
La maire PS de Bergues, Sylvie Brachet, se réjouit de cette manne financière inespérée. Les comptes de la commune sont dans le rouge et accusent un déficit de 709 000 euros pour un budget annuel de trois millions d'euros, selon elle.
« On espère intéresser des partenaires publics et privés, comme la Région ou EDF, pour nous aider à restaurer notre patrimoine et lancer des expériences pilotes dans le développement durable », explique Sylvie Brachet. « Le tourisme, c'est bien, mais ce n'est pas ce qui va nous sauver ».
