Dunkerque : un port d'intérêt national en constante croissance
vendredi 20.07.2007, 06:13Avec 56,64 millions de tonnes en 2006, le port autonome de Dunkerque a enregistré un cinquième record d'activité consécutif. Cette croissance, qui le conforte au rang de troisième port français derrière Le Havre et Marseille, est surtout liée au dynamisme du secteur des grands vracs solides et du trafic roulier.
Directement relié à la mer, le port de Dunkerque permet les escales rapides des plus grands porte-conteneurs et de tous les types de rouliers, ainsi que l'accès aux grands vraquiers (pétroliers et minéraliers). Localisé à seulement une heure trente de la route maritime la plus fréquentée au monde, il propose aussi une bonne accessibilité nautique et l'une des réserves foncières les plus importantes d'Europe.
Afin de poursuivre son développement, le PAD, « un port d'intérêt national qui n'a jamais envisagé de connaître ce funeste destin de devenir port régional ! », dixit Daniel Percheron, président de la Région, a planifié en 2007 un programme d'investissements de 44 M E , soit le plus important de ces dernières années. Un effort particulier (5,3 millions d'euros) sera consenti sur les engins de manutention, via notamment la mise en service d'un portique sur le quai de l'Escaut (port est) et l'acquisition d'une grue mobile de 30 m sur le port central.
Autre enjeu : la desserte ferroviaire. « Nous allons investir 20 à 30 ME dans celle de Dunkerque, qui est le premier port ferroviaire de France », annonce Daniel Percheron. « Sans oublier la création d'une voie ferrée, le "barreau de Saint-Georges", qui permettra de mieux évacuer une partie du trafic du port ouest et qui pourrait être mis en service fin 2008 », précise Jean-Claude Terrier, directeur général du port autonome. Quid du terminal conteneurs ? Celui du PAD, dont les terre-pleins seront étendus cette année, est bien situé pour desservir le marché français (par rail, par route et par voie fluviale) et le Royaume-Uni (lire ci-dessous). Cette position géographique, ainsi que la capacité du site à pouvoir accueillir les nouvelles générations de porte-conteneurs, laisse donc entrevoir de belles perspectives de développement.
Dernier projet, et non des moindres : la construction d'un terminal méthanier à l'horizon 2012, pour lequel le conseil d'administration du PAD a retenu la candidature d'EDF. Cet investissement (700 M E) permettrait d'alimenter en gaz naturel liquéfié le nord de l'Europe. Soixante-dix emplois directs seraient créés « et l'apport en taxe professionnelle pourrait être important », souligne Jo Dairin, vice-président du PAD. Surtout, si le projet se concrétise, il conforterait le PAD dans sa place de première plateforme énergétique d'Europe.


