TRANSPORT
L'aéroport du Touquet, un outil économique méconnu
mardi 27.05.2008, 15:28En lien direct avec l'Angleterre, l'infrastructure qui a accueilli plus de 40 000 voyageurs l'an dernier génère des retombées non négligeables sur l'économie touristique de la station, et au-delà.
Plus 40 000 voyageurs accueillis en 2007, surtout des Britanniques au pouvoir d'achat élevé. L'aéroport du Touquet, c'est « l'équivalent de 800 bus de cinquante personnes », compare le directeur, Jean-Jacques Fromentin, pour donner la mesure des retombées économiques. Avec un « minimum de dépenses entre 200 et 250 E par personne », la manne est de « 8 à 10 millions d'euros de dépenses sur place ». Au Touquet (avec au menu golf, shopping, hôtel, restaurant...), mais aussi à Étaples, à Montreuil, ... où les visiteurs se rendent en visite, souvent pour déjeuner, parfois pour séjourner, le week-end comme en semaine.
En mai, la clientèle anglaise a profité de deux ponts bank holydays (week-ends prolongés par des jours fériés), du 2 au 5 mai et du 23 au 26 mai, pour venir sur la Côte d'Opale par la voie des airs. Chaleur aidant et pont à la française en sus, les dix premiers jours du mois ont vu près de 3 000 personnes transiter par l'aéroport touquettois, autant que durant tout le mois de mai 2007.
« Le beau temps incite à venir », constate Jean-Jacques Fromentin. A contrario, la météo hivernale d'avril, avec des chutes de neige, a conduit à une cascade d'annulations. En conséquence, le démarrage de la ligne régulière de la compagnie Fly Watch entre Londres-Southend et Le Touquet a été timide. Cent cinquante passagers en dix semaines, un résultat « logique pour un début », selon le directeur de l'aéroport touquettois. « Ça démarre comme prévu. C'était la même chose pour Sky South (liaison Brighton - Le Touquet) et pour la reprise de Lydd Air (Lydd - Le Touquet). Il faut communiquer. » La compagnie Fly Watch, qui utilise un appareil de sept places, pense organiser des « voyages golfiques » pour développer son trafic. Et d'autres pistes de packages (circuits avec sortie en bateau en baie de Canche, visite d'équipements touristiques...) sont à explorer.
Malgré le déclassement de la petite piste, qui a fait perdre du trafic d'aviation générale, l'activité de l'aéroport progresse dans un contexte difficile. « On n'est pas dans la catégorie de l'aviation low coast, fait remarquer Jean-Jacques Fromentin. On a la chance d'avoir une clientèle qui n'est pas encore trop sensible à la hausse du prix des carburants. » Nouveau maire, élu aussi le 30 avril président de la SEMAT, la société d'économie mixte qui gère l'aéroport, Daniel Fasquelle maintient les orientation de développement des activités actuelles (aviation générale, d'affaire et commerciale) en demandant « des efforts conjugués » entre les services de l'aéroport (quatorze personnes) et les structures de la ville et de la station. Et que volent les touristes !


