TRANSPORT
A Tatinghem, Audo Express veut se livrer à un nouvel agrandissement
jeudi 15.12.2011, 05:26
Audo Express souhaite s'agrandir.Spécialisée dans la messagerie, Audo express n'arrête pas de grandir. Elle voudrait acquérir un terrain près de son site de Tatinghem, près de Saint-Omer, pour développer de nouvelles activités.
« C'est une belle histoire », notait Daniel Pecqueur, mardi matin dans les locaux d'Audo Express, à Tatinghem. Le président de Saint-Omer développement sait de quoi il parle puisque, avec sa famille, il a connu le développement exceptionnel des Caves Saint-Arnould, au départ un magasin.
Audo Express a été portée sur les fonts baptismaux en 1989. Après une quinzaine d'années à Arc International, Reynald Defrancq décide de se mettre à son compte, avec son épouse, Florence.
Si Audo express, avec ses 110 salariés et des projets de développement constitue une belle réussite ce n'est pas seulement « parce qu'il y a la volonté. Ça ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir compter sur des gens qui donnent un coup de main », note Reynald Defrancq. Il s'adressait à ceux qu'il recevait : des représentants de l'Etat, de la CASO, de Saint-Omer développement et de la chambre de commerce.
Un an après sa création, Audo Express s'établit à Racquinghem dans un bâtiment de 150 m². Quatre ans plus tard, un autre, de 600 m², est construit. Il faut faire de même en 2000. Un an après, l'effectif s'établit à 20 salariés. L'entreprise travaille pour Arc International, Renault (livraison de pièces détachées), Chronopost, Slam (les cuisines Schmidt et Cuisinella).
En 2005, ils sont cinquante à travailler pour Audo Express qui, l'année suivante, ouvre un site supplémentaire à Bourbourg. L'entreprise a besoin de plus grands locaux et, en 2007, elle s'installe à Tatinghem, près de la voie de contournement, dans un bâtiment de 2 000 m². Il est la propriété de la CASO qui l'a acquis après l'arrêt de l'atelier de confection Quivrin.
« L'année 2008 a été difficile, se souvient Reynald Defrancq. Heureusement, nous avons eu le soutien de la CASO, de Saint-Omer développement ». Mais le patron d'Audo Express, son épouse, leurs enfants (Dimitri et Audrey) ainsi que leur beau-fils, Nicolas Fontaine, décident de croire dans l'avenir. « C'est ainsi que nous avons demandé des licences de transport pour des véhicules de plus de 3,5 tonnes pour répondre à de nouvelles demandes. Et nous nous sommes posé la question d'agrandir le site de Bourbourg. Mais nous avons préféré tout regrouper dans l'Audomarois pour y favoriser l'emploi », ajoute Reynald Defrancq.
Pour ce développement, Audo Express avait besoin de place. L'entreprise a pu ainsi utiliser les bâtiments de la société Schenker-Joyau (autrefois les transports Wille) à Saint-Martin-au-Laërt. « Pour tout avoir au même endroit, on voudrait acheter un hectare près de notre site de Tatinghem et y édifier un bâtiment. On pourrait créer dix emplois par an pendant deux à trois ans. Il y a notamment une demande de messagerie en produits froids qui prendrait environ 450 m² de ce nouveau bâtiment. » Mais, pour cela, il faut avoir le feu vert du propriétaire, l'Etat, par l'intermédiaire de France Domaines.
« France Domaines, c'est une lourde machine », a convenu la sous-préfète. Chantal Manguin-Dufraisse a peu cependant donner une bonne nouvelle par rapport au Fonds national de revitalisation du territoire. « Nous avons pu arracher un million d'euros.
Aujourd'hui, cette enveloppe est dépassée mais c'est bien parti pour pouvoir en augmenter le montant » Président de la CASO, Joël Duquenoy met en avant la bonne entente entre les mondes politique et économique dans l'Audomarois, ce que Daniel Percheron a encore souligné dernièrement.
Daniel Pecqueur pour Saint-Omer développement et Marc Lemaire pour la chambre de commerce félicitent les dirigeants d'Audo express, Daniel Pecqueur soulignant « la fierté de l'Audomarois de vous voir faire partie des belles entreprises du secteur. »

