Transport et Logistique

Alain Place, l'homme qui voulait « enchanter » sa vie

Publié le 19/12/2011 à 04h12

Nominé aux récentes victoires des autodidactes, Alain Place, le patron de la célèbre société d'autocars et agence de voyages à Valenciennes, est avant tout un dévoreur de la vie. Une personnalité du monde sportif valenciennois qui n'hésite pas non plus à pousser la chansonnette avec passion.

Alain Place, l'homme qui voulait « enchanter » sa vie
Nominé aux récentes victoires des autodidactes, Alain Place, le patron de la célèbre société d'autocars et agence de voyages à Valenciennes, est avant tout un dévoreur de la vie. Une personnalité du monde sportif valenciennois qui n'hésite pas non plus à pousser la chansonnette avec passion.

Il aurait pu naître à « Monaco », la maternité de Valenciennes. Mais Alain Place a préféré pousser son premier cri dans le salon de sa grand-mère, au coeur du quartier ouvrier du Poirier, à Trith-Saint-Léger. Le Poirier, c'est « l'annexe » d'Usinor. Dans la famille, du père ajusteur outilleur au grand-père, en passant par les oncles, tout le monde travaille « à la forge ».

Le petit Alain, lui, use ses shorts sur les bancs du cinéma de quartier, le théâtre des Forges. Une scène qu'il fréquente encore aujourd'hui et où il aime fredonner face au public les airs de Lama, Brel, Nougaro, Ferrat qu'il affectionne depuis son adolescence.

« Dans la famille, tout le monde chantait, comme on chantait dans les autocars de mon père, et ceux que j'ai conduits après. » Car depuis 1957, Auguste Place, le paternel, s'est lancé dans la profession d'autocariste, avec deux vénérables « baby cars » de 20 places. À l'époque, il conduit les équipes de foot locales, ainsi que la célèbre équipe de basket de Valenciennes.

Le basket, c'est l'autre passion d'Alain Place. Un sport qu'il pratique avec assiduité jusqu'à l'âge de 30 ans (en Nationale 4) et qui l'amène à présider au début des années 1990 le célèbre club des filles de l'USVO.

Dans sa vie professionnelle, comme dans ses passions, Alain Place, en bon autodidacte, est un homme de rebond. « Un autodidacte, c'est quelqu'un qui n'a pas pu ou voulu faire d'études, mais qui a une capacité à se remettre en question et une envie d'apprendre forte. On est toujours poussé par la volonté de compenser, de réussir. » Pas vraiment fait pour les études, Alain Place débute donc le jour de ses 21 ans comme simple conducteur dans l'entreprise familiale, avant d'en prendre la direction en 1985 et de la développer avec succès vers le tourisme traditionnel.

« Je crois en la transmission par l'exemple. C'est ce que m'a appris mon père. La première qualité de l'autodidacte, c'est l'humilité, et savoir s'entourer de gens forts qui vous font avancer. » Et parce qu'Alain Place n'a pas fini de rebondir, à 56 ans, il réfléchit aujourd'hui à se développer dans l'hôtellerie et l'oenotourisme dans le Var. Une belle manière pour continuer à « réenchanter » sa vie. •

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