Transport et Logistique

Reprise du trafic chez SeaFrance : le jugement sera rendu ce vendredi

Publié le 22/12/2011 à 04h09

Hier, le tribunal d'instance de Paris a étudié la requête de la CFDT, qui réclame la reprise du trafic des navires, immobilisés depuis plus d'un mois. Le tribunal a reporté sa décision à ce vendredi 23.

Reprise du trafic chez SeaFrance : le jugement sera rendu ce vendredi
Hier, le tribunal d'instance de Paris a étudié la requête de la CFDT, qui réclame la reprise du trafic des navires, immobilisés depuis plus d'un mois. Le tribunal a reporté sa décision à ce vendredi 23.

Depuis le 15 novembre, on le sait, le trafic des navires SeaFrance est totalement interrompu. La direction de la compagnie avait pris la décision d'immobiliser les navires, en invoquant « des doutes » à propos de « la sécurité des expéditions maritimes ».

En clair, cette décision de stopper brutalement les rotations des ferries faisait alors écho à des propos que la direction avait jugé « inquiétants et menaçants », tenus le 25 octobre au tribunal de commerce de Paris par Éric Vercoutre. Sous le coup de la colère, le leader du syndicat majoritaire CFDT avait alors déclaré : « nous coulerons les bateaux plutôt que de les laisser à DFDS ».

Aussi, « pour garantir la sécurité des passagers et l'intégrité du personnel et des biens, la direction, en accord avec les administrateurs judiciaires, a décidé d'interrompre par précaution, et jusqu'à nouvel avis, l'exploitation des navires ».

Depuis, la CFDT n'a cessé de dénoncer cette immobilisation qui affaiblit encore un peu plus financièrement la compagnie. Le syndicat a saisi la justice en réclamant une reprise du trafic. L'audience qui s'est tenue hier, pendant plus de deux heures, n'a cependant abouti à aucune décision immédiate, le tribunal ayant reporté son jugement à vendredi.

Seule une délégation d'une trentaine de personnes, sur les 200 parties de Calais pour assister à l'audience, a pu suivre les débats.

Après l'audience, les marins calaisiens ont pris la direction de la rue de Solférino, siège du parti socialiste, où des responsables se sont déclarés favorables à la SCOP, en n'excluant pas que le PS y adhère.

La Voix Éco