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Seafrance : Sarkozy promet qu'« il y aura une solution crédible pour tous les salariés »
lundi 09.01.2012, 14:49
Seafrance : Sarkozy promet qu'« il y aura une solution crédible pour tous les salariés ». PHOTO JEAN-PIERRE BRUNETNicolas Sarkozy a « pris acte » ce lundi à Berlin de la décision du tribunal de commerce de Paris de prononcer la liquidation de la compagnie de ferries SeaFrance. Il a assuré qu'il « y aura une solution crédible (...) pour tous les salariés » (880) de l'entreprise. Une promesse réitérée par François Fillon. Le ministre des Transports Thierry Mariani a quant à lui regretté « l'entêtement » de la CFDT.
« J'ai pris acte de la décision qui a été prise de mise en liquidation de cette entreprise (...) je crois pouvoir vous dire que, dès demain, (les ministres en charge) Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani recevront les représentants du personnels et le liquidateur de la société pour faire un certain nombre de propositions », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel. Nicolas Sarkozy a rappelé que la SNCF, l'actionnaire de SeaFrance, avait annoncé son « engagement » à reprendre les salariés de l'entreprise. « Je ne baisserai pas les bras et je n'accepterai pas une sorte de fatalité. Je crois qu'il y a une discussion possible, en tout cas le gouvernement est décidé à tout mettre en oeuvre pour qu'il en soit ainsi », a-t-il conclu.
Le ministre des Transports Thierry Mariani a quant à lui assuré que « la totalité des pistes qui vont permettre aux 800 salariés de retrouver un emploi [allaient] être explorées ». « Notre préoccupation, c'est l'emploi », a-t-il ajouté, précisant que ses « pensées » allaient « aux salariés, qui se trouvent dans la situation de perdre leur emploi ». Le ministre a regretté « l'entêtement d'un syndicat (CFDT-SeaFrance, ndlr) qui n'a pas permis d'étudier la solution d'un repreneur qui proposait de reprendre 600 emplois », sur les 880 que compte la compagnie à Calais. Confirmant l'existence de deux offres de reprises, formulées par Louis Dreyfus Armateurs-DFDS d'une part, Eurotunnel d'autre part, le ministre a toutefois ajouté qu'il pouvait « y en avoir d'autres ». LDA-DFDS, qui n'avait pas réitéré son offre après un premier refus du tribunal de Commerce, pourrait revenir dans la course.
« Il faut être capable de trouver une solution », a déclaré le Premier ministre François Fillon devant des journalistes en marge de la présentation de ses voeux à Matignon, parlant de « reprendre les discussions » avec les acteurs économiques et politiques du dossier pour sauver des emplois. « On a des possibilités partielles avec le groupe Dreyfus, des possibilités de reclassement avec la SNCF », a-t-il poursuivi. « Avec ça on devrait pouvoir réussir à construire quelque chose ».

