SEAFRANCE
La CFDT de SeaFrance va porter plainte contre Chérèque et plusieurs journaux
mercredi 25.01.2012, 16:45
«Maintenant celui qui samusera à calomnier encore, cest direction la correctionnelle», a déclaré lavocat des salariés Me Philippe Brun. PHOTO J.-P. BRUNET.La CFDT Maritime Nord, syndicat majoritaire à SeaFrance, a annoncé hier vouloir porter plainte en diffamation contre le patron de la confédération, François Chérèque, et plusieurs journaux, suite aux propos accusant ses représentants de malversations.
« Le syndicat Maritime Nord va attaquer en justice un certain nombre de médias et engager une action au correctionnel contre François Chérèque pour diffamation », a déclaré Didier Cappelle, le secrétaire général de la CFDT Maritime Nord, à l'issue d'une réunion d'information du personnel à Calais.
Les médias que le syndicat compte poursuivre sont Le Parisien, Libération, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, le Journal du Dimanche, France 5 et Nord-Littoral, a-t-il ajouté. « Maintenant, c'est stop à la calomnie ! C'est direction le tribunal correctionnel pour tout le monde, y compris pour M. Chérèque qui, tel Judas, a porté le coup de grâce aux travailleurs de SeaFrance le 9 janvier, jour de l'audience du tribunal de commerce », qui a ensuite prononcé la liquidation de la compagnie de ferries, a déclaré l'avocat des salariés Me Philippe Brun.
Le secrétaire général de la CFDT avait déclaré le 9 janvier que la CFDT de SeaFrance n'avait pas eu « un comportement honorable ». Une procédure de radiation de la CFDT Maritime Nord a été engagée par la centrale syndicale le 19 janvier.
Selon l'avocat, ni les experts-comptables, ni les commissaires aux comptes nommés pour certifier les comptes du comité d'entreprise de SeaFrance n'ont « jamais signalé le moindre manquement à la loyauté de la part des représentants syndicaux ».
« L'enjeu aujourd'hui, c'est de faire perdre confiance à Eurotunnel », qui a proposé de racheter les navires de SeaFrance pour les louer à la coopérative ouvrière, portée par la CFDT Maritime Nord, « en continuant à calomnier », a déclaré Philippe Brun. Mais « maintenant celui qui s'amusera à calomnier encore, c'est direction la correctionnelle », a-t-il martelé.

