La commission de suivi d'hier à Arc International a permis de faire le point sur le plan de départ volontaire aidé (PDVA) qui doit permettre à l'entreprise de régler une partie de son problème de sureffectif. Cent quarante-six personnes se disent intéressées. De « bons résultats » pour la direction. Les syndicats s'inquiètent, eux, d'un « contradictoire » recours aux intérimaires.
Ils seront 6 200 salariés à la fin de l'année et en mai, la direction déclarait vouloir atteindre 5 500 personnes en 2011.
La CFE-CGC, la CFDT, la CFTC et le syndicat autonome (affilié à l'UNSA) ont validé, hier, devant le comité d'entreprise d'Arc International, l'accord améliorant les conditions de départs volontaires aidés.
Une nouvelle vague de départs volontaires aidés se profile à Arc International. Le montant des primes est désormais connu (notre édition d'hier). Que sont devenus ceux qui, il y a six mois, un an, deux ans sont partis avec une somme sous le bras ? À la tête d'une entreprise qui roule, Sébastien Cousin et Francis Piesset disent n'avoir aucun regret.
La deuxième réunion de négociation entre la direction et les syndicats d'Arc International s'est déroulée hier. La direction a augmenté la prime de départ volontaire et l'a indexée sur l'ancienneté. Elle commence à 24 000 E pour trois ans d'ancienneté et peut monter à 47 000 E pour 37 ans de travail.
Arc International a dévoilé hier ses dernières propositions pour inciter ses collaborateurs à quitter l'entreprise. La prime de départ pourrait atteindre 47 000 E pour les salariés justifiant de trente-sept ans d'ancienneté.
Sur quelle enveloppe les salariés soucieux de quitter le bateau Arc International pourront-ils compter ? C'est tout l'enjeu de l'ultime séance de négociations qui se tient aujourd'hui à Arques.
Soulagés parce que l'entreprise n'a pas annoncé de licenciements, jeudi lors de la réunion du comité d'entreprise, les syndicats d'Arc International expriment aussi leur dépit devant le plan proposé. Entre résignation et colère.
La direction d'Arc International a présenté, hier, sa stratégie sous la forme de deux plans : « Ambition Arques », pour la production, et « Profil ». L'objectif : gagner 20 % sur le prix des articles fabriqués sur place. Les départs volontaires vont être encore plus aidés pour limiter le sureffectif. Les négociations vont débuter à la fin du mois. Si les départs ne sont pas assez nombreux, d'ici la fin de l'année, il y aura des licenciements, mais pas en production.
La réunion du comité d'entreprise d'Arc International (AI), près de Saint-Omer, était particulièrement attendue. La perspective de l'annonce de licenciements redoutée par beaucoup. Cette menace a été écartée, hier, repoussée du moins. Néanmoins, à la fin de l'année, le plan entamé en 2004 s'achèvera avec un sureffectif de 319 salariés.
Arc International : le silence et la crainte de l'après 2010
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