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UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DU MEDEF

Quand les patrons régionaux veulent « faire  bouger les lignes »

samedi 01.09.2007, 05:50
Quand les patrons régionaux veulent « faire  bouger les lignes » Ne pas se fier à l'ambiance détendue. Les représentants régionaux du MEDEF ont également planché sur de nombreux thèmes. PHOTO « LA VOIX ».

L'université d'été du MEDEF s'est achevée hier. Une trentaine de représentants régionaux du patronat étaient présents avec une même volonté : « Faire bouger les lignes », à leur manière.

« Jouer le jeu », « Bouger les lignes »... Les métaphores sportives ont abondé tout au long des trois jours de l'université d'été du MEDEF sur le campus HEC de Jouy-en-Josas. Les enjeux de la mondialisation y furent passés au crible par des décideurs conscients de leurs responsabilités.

Car ce « Davos à la française », selon les termes de Laurence Parisot, présidente du MEDEF, est aussi l'occasion de montrer une autre image du patronat.
Les représentants régionaux croisés sur place avaient d'ailleurs leur mot à dire.

« Oxygénation mentale »
« L'image de l'organisation patronale est cloisonnée, comme étant un milieu opposé aux forces vives de la société, constate Jean-Pierre Guillon, président du MEDEF Nord - Pas-de-Calais (1). Une université comme celle-ci a montré l'inverse : l'ensemble du milieu entrepreneurial est ouvert sur le monde, capable de susciter des dialogues. C'est cela, faire bouger les lignes. » Pour Marc Grolin, PDG de Projex ingénierie, cabinet d'études en BTP (Villeneuve-d'Ascq, soixante salariés), prendre le temps de ces trois jours de réflexion, « c'est un bol d'air, de l'oxygénation mentale. C'est aussi l'occasion de ramener des idées dans nos propres entreprises et de les faire vivre ».

Nouveau lobbying ?
Faire bouger les lignes, Maxime Holder, le jeune (37 ans) patron du groupe qui porte son nom (connu pour les boulangeries Paul), l'a compris très tôt : il vient de créer l'association « 30attitude », un rassemblement de trentenaires, chefs d'entreprises, salariés, mais également bénévoles humanitaires, qui veulent faire entendre leur voix dans le monde entrepreneurial : « Les quadras, les quinquas sont omniprésents dans les débats. Même les étudiants ont voix au chapitre. Mais notre génération intermédiaire, qui a pourtant de l'expérience, et est inscrite dans la vie, a parfois du mal à se faire entendre ». Un nouveau lobbying générationnel serait-il né ?

Faire bouger les lignes, c'est enfin pour Olivier Hermand, président de Finaler (holding comprenant la célèbre Chicorée Leroux à Orchies, deux cent dix salariés), l'occasion de montrer à quel point l'entreprise est ouverte sur la vie quotidienne. « Le progrès de l'entreprise sert aussi le progrès de nos salariés. » À l'image de l'initiative prise par le MEDEF Douaisis concernant les crèches interentreprises (voir ci-dessous).
Mais au-delà des mots échangés au coeur de l'université d'été, cet engagement de société, le MEDEF doit aussi le faire vivre. C'est cela, jouer le jeu.

1. - Le MEDEF Nord - Pas-de-Calais, c'est 4 161 entreprises adhérentes. Parmi elles, 30 % ont moins de 9 salariés, 12 % entre 10 et 24 salariés, 21 % entre 25 et 49 salariés, 21 % entre 50 et 99 salariés, 10 % entre 100 et 249 salariés, 6 % enfin plus de 250 salariés.

JEAN-MARC PETIT

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