TEXTILE
Augustin, la chaussette qui marche
dimanche 20.01.2008, 05:55 De Dunkerque à Menton, tout plaisancier qui se respecte, car soucieux de son apparence, connaît Augustin. Et porte sans aucun doute très régulièrement une de ces paires de chaussettes qui ont fait le succès de la petite entreprise roubaisienne.
PAR CH. TAVERNE-GRASSET
desk@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »
L'histoire commence en 1996, quand Vincent Ghestem, alors contrôleur de gestion chez Lesaffre, décide de quitter la levure pour monter sa propre boutique en ligne sur l'Internet, dont il pressent le développement. Son créneau est insolite : la cravate, et la chaussette... Mais l'affaire démarre plutôt clopin-clopant.
« Heureusement, un an après, je découvrais le monde du nautisme, dans un magasin de vêtements marins à Trouville. "Impossible de trouver des chaussettes rayées, en coton, me dit le patron. Si vous en faites, je vous en prends cent paires." Une fois rentré chez moi, je me suis mis au travail. J'ai contacté mes fournisseurs, établi un cahier des charges, conçu quelques modèles, créé la marque Augustin (son deuxième prénom), et je me suis lancé. Mon truc, depuis toujours, c'est la vente ! »
Trois cents magasins La niche était trouvée, la première chaussette à rayures, bleu et blanc ou blanc et bleu, au choix, était née. Assortie à la traditionnelle marinière.
« Depuis, on a étoffé la gamme, sourit Vincent Ghestem. On a aujourd'hui trente à quarante modèles, mais toujours assez classiques, même dans la fantaisie. Mon critère principal, c'est la qualité. Voilà pourquoi je travaille uniquement avec la France et l'Italie... mais pas avec la Chine. Pourtant, aujourd'hui en France, la quasi-totalité des chaussettes sont importées de là-bas. » Fort des premiers succès, Augustin a élargi son domaine d'activités à l'accessoire de mode marin, et propose désormais dans quelque trois cents points de vente en France (et quelques-uns en Belgique) ceintures, chapeaux, bonnets et casquettes, foulards, écharpes, gants... « Il y a maintenant plus de mille références au catalogue ! » Un développement cependant raisonné, voulu par Vincent Ghestem, puisque la société ne compte que... deux salariés. Lui-même, et son épouse Anne.
« On s'occupe de tout, de la conception des collections aux expéditions des commandes Internet. » Car le site en ligne (www.boutique-augustin.com), mis en sommeil de longues années, a repris du service il y a quelques mois.
Et ça marche, Augustin affichant maintenant un chiffre d'affaires de quelque 300 000 euros. Le pied, quoi !
