POINT DE VUE
mardi 14.10.2008, 05:17Périls en la demeure
Les pompiers de la DRIRE ont beau être vaillants, longtemps leurs seaux d'eau furent inutiles pour éteindre l'incendie des pollutions industrielles. Ce n'est pas que les seaux sont aujourd'hui plus grands ou plus nombreux, c'est que d'importants pollueurs se sont eux-mêmes rayés de la carte régionale, comme Comilog, Metaleurop, les grandes teintureries... Ils sont soixante-dix à la DRIRE pour 1 700 installations classées soumises à autorisation (contrôle obligatoire tous les dix ans) et pour 15 000 soumises à déclaration. Il est plaisant d'observer la baisse des pollutions dites classiques. Depuis 2001, les émissions de plomb ont été réduites de 80 %, celles en poussières de 38 %, celles en dioxyde de soufre de 27 %, celles en oxydes d'azote de 13 %, celles en composés organiques volatils de 60 % ou celles en dioxines de 62 %.
Mais la région abrite toujours un site pollué français sur six, la moitié des friches industrielles, et 20 % de la production nationale de déchets dangereux sans qu'une solution ne soit trouvée en faveur d'une décharge de classe 1 susceptible de traiter les 200 000 tonnes annuelles. Le péril est toujours en la demeure, la vigilance toujours de rigueur.
