3 Suisses, La Redoute... et les actionnaires
dimanche 01.03.2009, 04:46François-Henri Pinault (PPR) pour La Redoute, Otto et les Mulliez pour 3 Suisses. Les actionnaires ont, aussi, un rôle de premier plan dans la grande mutation actuelle.
La vente à distance représente plus de 25 000 emplois directs dans 300 entreprises de la région, la première au classement national du secteur.
Au-dessus de ce berceau, deux grandes fées, penchées avec attention. La Redoute, arrachée à la famille Pollet par François Pinault, fondateur de Pinault-Printemps-La Redoute (PPR). Et la maison 3 Suisses, fondée par la famille Toulemonde en 1932, tombée en partie dans le giron germanique d'Otto-Versand en 1974, puis dans l'escarcelle des Mulliez en 1981. Le capital de 3 Suisses International (3SI) est ainsi détenu : 51 % pour Otto, 45 % pour les Mulliez et 4 % pour un noyau de cadres dirigeants.
D'un côté comme de l'autre, les bastions d'actionnaires semblent solides sur le papier et prêts à défendre les positions. Otto fait travailler 53 000 personnes dans le monde dont il est le leader et la famille Mulliez forme toujours la première fortune professionnelle de France.
Oui mais... On entend des esprits chagrins (et bien informés) qui s'interrogent sur l'investissement des Mulliez dans 3SI dont la filiale France accumule les pertes. De son côté, Otto est confronté lui aussi à la crise de la VAD traditionnelle. Métiers complexes, organisations trop lourdes, outils trop coûteux avec en prime des taux de retour allant jusqu'à 40 % en Allemagne (contre 10 % en France)... Quant à PPR, l'héritier François-Henri Pinault s'enflammerait bien davantage pour le luxe de Gucci que pour les robes de Redcats, la maison mère de La Redoute. Ce qui ne l'a pas empêché de dire la semaine dernière à Paris qu'« aucune cession n'(était) prévue cette année ».
Y. B.

