COSMÉTIQUES

Caudry : la SICÔS (L'Oréal) bientôt englobée dans un « pôle d'excellence »

Publié le 28/03/2009 à 04h50

L'information avait filtré en partie chez les élus locaux mercredi. Elle a été annoncée jeudi aux salariés : la SICÔS, à Caudry, qui produit pour L'Oréal des soins et du maquillage, sera partie prenante du futur « pôle d'excellence » créé sur trois sites en Nord-Picardie.

Caudry : la SICÔS (L'Oréal) bientôt englobée dans un « pôle d'excellence »
L'information avait filtré en partie chez les élus locaux mercredi. Elle a été annoncée jeudi aux salariés : la SICÔS, à Caudry, qui produit pour L'Oréal des soins et du maquillage, sera partie prenante du futur « pôle d'excellence » créé sur trois sites en Nord-Picardie.

Il y avait eu, en 2008, l'annonce du transfert des activités de la SOFAMO de Monaco (produits de soin Biotherm et Helena Rubinstein) à la SICÔS de Caudry. Jeudi, une autre nouvelle est tombée quant au site nordiste, qui, avec les usines de Lassigny (Oise) et Gauchy (Aisne), est voué à constituer un «  pôle d'excellence industrielle et logistique » regroupant toute la production européenne des produits de luxe, destinés, principalement, aux parfumeries. Ceci, suite à l'acquisition, le 1er juillet 2008, d'Yves-Saint-Laurent Beauté par L'Oréal.

Dans cette même dynamique, qui impliquerait la spécialisation de chacun des trois sites en Nord-Picardie, la SICÔS se voit créditée d'une production d'environ 15 millions d'unités supplémentaires à l'occasion du transfert vers le site de la production des soins, fonds de teints et mascaras des marques Yves-Saint-Laurent Beauté.

Un bémol cependant à ces bonnes nouvelles : comme pour Lassigny et Gauchy, la SICÔS devra céder dans l'affaire ses centrales logistiques, transférées au dernier trimestre 2010 à Roye (Somme) au sein d'une centrale logistique internationale qui desservirait «  le monde entier ». Si aucun licenciement n'est envisagé, reste qu'à Caudry, une partie des 93 salariés destinés soit à gagner la Somme, soit (et ce sera probablement le cas de la majorité) à passer dans une autre unité, grincent des dents. Se disant «  inquiets » et regrettant une annonce «  brutale » : «  On ne s'y attendait pas du tout. » Mais s'estimant heureux toutefois de conserver un emploi... •

HÉLÈNE HARBONNIER

La Voix Éco