SOCIAL
ArcelorMittal : forte mobilisation européenne contre le « démantèlement de la sidérurgie »
jeudi 08.12.2011, 05:13
À Mardyck, les salariés ont débrayé à trois reprises, bloquant même les entrées et sorties du site en début d'après-midi.Pour les syndicats d'ArcelorMittal, l'initiative a été couronnée d'« un immense succès ». Surtout, elle était historique.
Trente organisations syndicales européennes ont formé un front commun pour appeler à la grève dans neuf pays où le leader mondial de la sidérurgie est implanté. « Mittal a au moins réussi ça : mettre tous les syndicats d'accord et les réunir dans un même combat. Du jamais-vu ! », résume Dany Wallyn, secrétaire de la CGT ArcelorMittal Mardyck, près de Dunkerque.
Le combat, justement. Les salariés européens du groupe, qui ont massivement répondu à l'appel à la grève, manifestaient pour protester contre la fermeture de sites, les plans de restructuration, la baisse des moyens accordés à la recherche « et contre le manque d'investissements dans nos usines », ajoute Dany Wallyn.
Tandis que des débrayages de deux heures (trois sur la journée) étaient observés à Mardyck, des salariés du site voisin de Dunkerque ont rejoint, à Liège, un cortège de 30 000 personnes venues manifester contre la fermeture de l'usine belge. Conséquence pour les salariés : 581 emplois supprimés, plus 1 800 indirects. « À Dunkerque, les investissements se font à doses homéopathiques. Va-t-il nous arriver la même chose qu'à Liège ? Nous n'en savons rien mais nous le craignons », confie Dany Wallyn.
Dans le même temps, une délégation syndicale européenne s'est rendue à Londres pour aller déposer 581 casques devant le siège de Mittal. Autant que le nombre d'emplois supprimés à Liège. OL. D.

