TRAVAIL
Les groupements d'employeurs veulent faire entendre leur voix de « facilitateurs d'emplois »
vendredi 27.01.2012, 05:18
Aline Jacquet-Duval, présidente de l'UGEF.La première Journée nationale des groupements d'employeurs s'est tenue à Marcq-en-Baroeul. Un dispositif original de mutualisation des personnels des entreprises qui entend allier flexibilité et sécurité du travail.
On espérait la venue du ministre du Travail. Empêché, c'est par un message vidéo que Xavier Bertrand a tenu à saluer la centaine de représentants des groupements d'employeurs venus de toute la France. Une manière d'apporter son soutien à cette forme d'organisation du travail originale, vieille de vingt ans, qui cherche encore à mieux se structurer.
« Au moment où l'on parle de plus en plus de flexi-sécurité, vous avez tout votre rôle à jouer », estime Xavier Bertrand.
Il existe plus de 5 000 groupements d'employeurs en France, concernant près de 35 000 salariés. Le plus important, Alliance Emploi, est basé dans le Nord - Pas-de-Calais, regroupe 420 entreprises adhérentes de toutes tailles et emploie plus de 800 salariés.
Besoins ponctuels ou missions partagées
Le groupement d'employeurs est une association rassemblant des entreprises adhérentes et mutualisant leurs ressources humaines pour des besoins ponctuels ou des missions partagées. Du personnel de production ou ouvrier essentiellement, mais aussi des comptables, des responsables RH, des ingénieurs pour des missions ponctuelles.
« Une entreprise n'a pas toujours besoin d'un responsable ressources humaines ou d'un comptable à temps complet. Pourquoi ne pas le partager ? », explique Aline Jacquet-Duval, présidente de l'Union des groupements d'employeurs de France. Plutôt que d'être intérimaire, le salarié est employé par le groupement en contrat à durée indéterminé, donc avec un emploi sécurisé. Pour l'entreprise c'est un gage de flexibilité.
Désormais ouverts aux entreprises de plus de 300 salariés, aux collectivités locales, aux contrats de professionnalisation et à l'alternance. les groupements d'employeurs se présentent comme des « facilitateurs d'emplois ». Reste à gagner la confiance des partenaires sociaux pour qui flexibilité n'est pas toujours synonyme de sécurité. J.-M. P.

