TOURISME
Lille-Lesquin lance deux vols réguliers vers Tunis à partir du 26 mars
mercredi 08.02.2012, 05:17
Jean-Christophe Minot, président de l'aéroport avec Ali Miaoui, directeur général de Tunisair, hier à Lille-Lesquin. PHOTO PIERRE LE MASSONSoleil supplémentaire garanti au prochain printemps avec cette nouvelle destination annoncée hier par l'aéroport de Lille. Après la Sicile, le Cap-Vert, Nice, Toulouse ou Barcelone, voici Tunis avec 250 places par semaine en vol direct régulier. Voyage, voyage...
Le printemps sera arabe à Lille-Lesquin avec une senteur de jasmin sur le tarmac nordiste à partir du 26 mars. Hier, le directeur général de Tunisair a dévoilé ses ambitions de développement depuis Lille-Lesquin : « Notre objectif est d'atteindre les 10 000 passagers dès la première année vers Tunis », explique Ali Miaoui. La liaison sera assurée pour un prix de lancement de 129 E TTC pour un aller-simple hors frais de services, tous les lundis et vendredis.
À ciel ouvert
Tunis est à un peu plus de deux heures de Lille. Tunisair est la compagnie nationale tunisienne créée par Air France sous le protectorat français en 1948. Au total, 64 ans dans le ciel dont 57 avec profit pour 95 millions de passagers par an, la France à elle seule valant autant que l'Europe puisque 1,3 million de nos concitoyens ne résistent pas aux gazelles hôtelières all inclusive de Monastir ou de Djerba, première destination charters de Lille-Lesquin l'an dernier et avec Monastir, plus de 17 vols par semaine.
La Tunisie est donc un partenaire important pour Lille (1,3 million de passagers en 2011). Encore un chiffre : plus de 100 000 personnes partent de Lille vers la Tunisie chaque année. Tunisair s'y positionne depuis des années en charters avec les tours opérateurs (TO) mais n'était pas encore présente en vols réguliers, hors TO, ici vers Tunis. « Au global, nous espérons doubler le nombre de passagers,soit 200 000 par an », soupèse Jean-Christophe Minot, président de l'aéroport. La stratégie de Tunisair s'inspire de l'évolution stratégique de l'ouverture du ciel : compenser l'offensive des low cost (Ryanair, Easyjet...) par de nouvelles lignes régulières. En rassurant : « Dans les salons, les visiteurs sont dans une logique d'achats et non pas de questionnements sur la situation politique locale », indique Ali Miaoui. Certes. La transition démocratique teintée d'islamisme modéré accorde l'une de ses priorités au tourisme, 7 % du PIB national, plus d'un million d'emplois directs et indirects. En pistes.

