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samedi 11.02.2012, 05:17 Vesuvius, des mains qui s'agrippent au monde, mais la tête à Feignies
Pierre Lellouche a poursuivi sa visite dans le val de Sambre, en deux temps et quelques mouvements. Autour d'une table, à la CCI du Grand Hainaut, il a fait face aux préoccupations d'une quinzaine d'entrepreneurs sambriens, dans leurs tentatives - fructueuses ou non - d'exportations. Le secrétaire d'État a ensuite visité l'usine Vesuvius de Feignies, qui fabrique des réfractaires pour la coulée de l'acier, et des produits de silice utilisés dans la verrerie et l'industrie solaire. Des marchés mondiaux, qui ont incité le groupe à se structurer en Amérique, en Asie et dans l'Est de l'Europe. Les mains se déploient, mais la tête est restée à Feignies : 49 des 224 salariés finésiens sont des ingénieurs en recherche et développement. Une concentration de têtes chercheuses qui met d'office le site à l'abri d'une délocalisation, explique François Wanecq, président du groupe France : « L'histoire s'est faite ici, sur ce site qui nous protège de la contrefaçon. Si nous installons nos centres de recherche en Chine, le risque sera beaucoup plus grand.
» Ça n'a pas empêché le groupe de subir la crise, qui a conduit en juin 2009 à la suppression de 60 emplois, essentiellement des ouvriers.
Même si, depuis, leur nombre a été revu à la hausse. JULIEN CASTELLI

