IMMOBILIER (3/4)

Attention à la surchauffe dans la construction de bureaux

Publié le 18/12/2007 à 06h03

L'année 2007 a encore été exceptionnelle en matière de commercialisation d'immeubles de bureaux dans notre région. Mais si l'essentiel du marché se trouve dans la métropole lilloise, attention à la surchauffe : on construit plus qu'on ne vend...

Attention à la surchauffe dans la construction de bureaux
L'année 2007 a encore été exceptionnelle en matière de commercialisation d'immeubles de bureaux dans notre région. Mais si l'essentiel du marché se trouve dans la métropole lilloise, attention à la surchauffe : on construit plus qu'on ne vend...

«  Actif et porteur. » Pour Patrick Duez, directeur régional de CB Richard Ellis à Lille, leader mondial du conseil en immobilier d'entreprise, on ne peut mieux résumer le marché régional.
Un marché qui se concentre toutefois aux trois quarts dans la métropole lilloise (le parc métropolitain représentant près de 4 millions de m²).

Un record
Avec 194 000 m² de bureaux placés en 2006 dans la métropole lilloise (dont 56 000 m² commercialisés sans agent, en direct par les entreprises), on avait atteint un record. «  La commercialisation au cours des trois premiers trimestres 2007 dépasse déjà celle de 2006 à la même époque, constate Patrick Duez : 96 000 m² contre 77 000 m². » Et plus du tiers des transactions se fait sur le marché du neuf.
«  Pour la première fois, Lille talonne Lyon et devient le troisième marché national de l'immobilier de bureaux. »
Parcs à thèmes
Visiblement, la reconversion tertiaire se porte bien, dopée dans la métropole lilloise par plusieurs pôles d'excellence : Eurallile bien sûr, véritable « locomotive » tertiaire de la métropole. Mais également la zone de la Haute-Borne à Villeneuve-d'Ascq (haute technologie), Eurasanté à Loos (biotechnologies), la future Zone de l'Union à Roubaix-Tourcoing (textile innovant), et Euratechnologies à Lille-Lomme (communication).
La zone du Grand Boulevard, entre Lille et Roubaix-Tourcoing, voit également se développer de petits parcs d'activités tertiaires (pour de plus petites surfaces de bureaux). La frénésie d'investissements est là, mais attention à la surchauffe... «  Les investisseurs viennent, attirés par la demande et les prix attractifs. Mais il faut pouvoir commercialiser ce qu'on construit », prévient Patrick Duez. «  Je crains que le stock d'offres ne devienne trop important par rapport à la demande à venir. Il faut anticiper l'avenir. » Le stock disponible en bureaux est actuellement estimé à 112 000 m².
Et l'on continue de construire, à Tourcoing, au Romarin (dernière phase d'Euralille à Lille-La Madeleine), à Wambrechies...

La Voix Éco