MÉTALLURGIE
Sofinor : après la friteuse de « Momo », la rôtissoire de l'Assemblée nationale
dimanche 11.05.2008, 04:52Grâce à « Bienvenue chez les Ch'tis », la friterie Momo fait désormais partie du patrimoine culturel régional. Comme 90 % des friteries de la région, celle-ci est sortie des ateliers de Sofinor à Bois-Grenier, spécialiste des équipements inox pour les métiers de bouche.
Difficile d'imaginer, quand on pénètre chez Sofinor, qu'il s'agit d'une entreprise métallurgique vieille d'un demi-siècle. C'est dans des bureaux high-tech et des ateliers flambant neufs que vous accueille son PDG Jean-Jacques Finot, par ailleurs président régional de l'Union des industriels de la métallurgie UDIMÉTAL. « Je tiens à réhabiliter l'image industrielle, celle qui investit et sait se montrer accueillante . » C'est que du chemin a été parcouru depuis la création de l'entreprise par son père, en 1960 à Pérenchies. Un simple plombier-zingueur, inventeur de meubles de cuisine en inox et de la « mamette », une machine pour nourrir les veaux.
Arrivé à la tête de l'entreprise en 1984, Jean-Jacques Finot a déménagé vers Bois-Grenier en 1989.
Quatre à cinq cents tonnes d'inox sont ici transformées chaque année en lave-mains, chariots, rayonnages, trancheuses à pain, réchauds, hottes, et bien sûr friteuses professionnelles. « Allier hygiène, sécurité et ergonomie est notre credo. Tout est pensé, conçu et fabriqué ici. Jamais ne m'est venue l'idée de délocaliser. » L'entreprise a su innover en se lançant sur des marchés plus techniques, comme la fabrication d'appareils pour laver les bassins dans les hôpitaux. Le produit Arcania équipe aujourd'hui 30 % des hôpitaux français (un marché de 2,5 millions d'euros sur les 12,5 réalisés par Sofinor en 2007, dont 20 % à l'export). Sofinor a également établi sa réputation avec la fabrication de rôtissoires (15 % de l'activité). L'entreprise de Bois-Grenier a d'ailleurs conçu un exemplaire mobile de jardin qui va servir, en exclusivité pour les garden-partys de l'Assemblée nationale.
Sofinor s'est enfin beaucoup automatisée, en se dotant notamment d'une ligne de production de 40 mètres de long permettant d'assurer des commandes en grand volume. « Et contrairement à l'idée reçue, l'automatisation n'a pas nui à l'emploi. Au contraire, nous sommes passés de 75 à 90 salariés . »




