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[AUDIO] « La biologie santé est la troisième filière économique de la région »

samedi 23.08.2008, 04:52
[AUDIO] « La biologie santé est la troisième filière économique de la région » Selon Étienne Vervaecke, la filière biologie santé a quasiment doublé ses effectifs régionaux en dix ans.

Ne dites pas à Étienne Vervaecke que la biologie santé est une « petite filière prometteuse ». Pour le directeur d'Eurasanté et du pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité, la filière - avec ses 811 entreprises et 23 000 salariés - est au contraire un fer de lance de la régénération économique de la région.
A ECOUTER, l'interview d'Etienne Vervaecke.

Que représente l'activité du pôle Nutrition-Santé-Longévité au premier semestre 2008 ?

Propos recueillis par Jean-Marc Petit - Montage Jacques Cointat

« On nous considère encore trop souvent comme une poignée de petites start-up.  » Mais, pour Étienne Vervaecke, les 2 800 salariés de Roquette à Lestrem, les 800 de Lesaffre à Marcq-en-Baroeul, les 1 450 de Maco-Pharma à Tourcoing, les bientôt 600 de GSK à Saint-Amand ne relèvent pas vraiment de la PME.

« La filière biologie santé, c'est 811 entreprises dans la région, 23 000 emplois, presque deux fois plus qu'il y a dix ans, plus de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires générés. En terme d'emplois, c'est la troisième activité régionale après l'agroalimentaire et l'automobile. » Au rythme d'une cinquantaine de créations d'entreprises par an, la filière fait même preuve d'un dynamisme à toute épreuve.

Après les impressionnantes annonces des années 2005 à 2007 (nouvelle unité de GSK à Saint-Amand, installation du siège social de Bayer-Schering sur le parc Eurasanté à Lille, arrivée de la recherche - développement de Tate and Lyle à Villeneuve-d'Ascq...), le rythme s'est un peu ralenti en 2008.

Mais l'arbre de ces grandes sociétés ne doit pas cacher la forêt des nouveaux arrivants, parfois de petite taille.

Cette année, sept nouvelles sociétés étrangères ont choisi la région pour s'implanter. Le parc lillois d'Eurasanté a ainsi accueilli l'Allemand Curagita (produits pour la radiologie) et le belgo-indien DCI Pharma, chacun avec une dizaine de salariés. On peut également parler des français ALZ protect (traitement d'Alzheimer), IBD dans le domaine des maladies gastro-intestinales, ou l'investissement phare du Laboratoire du fractionnement et des biotechnologies à Lille (près de 40 millions d'euros).

Un pôle d'envergure

« N'allez pas croire que tout est centralisé sur Lille. Quarante-cinq pour cent des emplois de la biologie-santé sont hors métropole », explique Étienne Vervaecke.

À l'image de Siliker, qui va installer à Merville son plus important pôle d'analyse chimique, avec une centaine d'emplois à la clé.

Un autre motif de satisfaction est la bonne santé du pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité. « Nous récoltons les fruits de la labellisation de projets de grosses envergures. » Il en va ainsi de la confirmation au soutien financier de la société Genfit dans le domaine du traitement du diabète. Un projet de 25 millions qui recevra 9 millions de la part des fonds publics d'Oseo-ISI (Initiative stratégique industrielle).

Idem pour le soutien au projet de Roquette dans le domaine des propriétés nutritionnelles des algues (un projet de 29 millions).

« Il n'y a aucun autre pôle de compétitivité en France à avoir labellisé autant de projets ISI. » À eux seuls, les soixante-trois projets du pôle Nutrition Santé Longévité représentent 164 millions d'investissements en recherche-développement, pour un financement public de 35 millions.

De quoi redonner des couleurs à une région qui cherche toujours un nouvel élan en matière de recherche. •

JEAN-MARC PETIT

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