NET ÉCONOMIE
Les Fabriques numériques ou l'immersion dans une e-région
jeudi 27.11.2008, 05:04Des e-magiciens sortent du chapeau valenciennois. Les technologies de l'information et de la communication font place « Net » à Lille... Pour la première fois, les « Fabriques numériques » réunissent sous une même bannière des manifestations organisées dans la région afin de donner davantage de visibilité à une filière de moins en moins virtuelle. PAR VALÉRIE SAUVAGE
Les souris ont trouvé un tapis accueillant dans le Nord - Pas-de-Calais. Ces dix dernières années, le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC)a créé 6 000 emplois supplémentaires selon les chiffres de la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE). Aujourd'hui, la filière représente 21 000 personnes dans la région. « Ça pèse lourd. En comparaison, le ferroviaire, c'est 55 000 personnes et le textile, 20 000 », souligne Pierre de Saintignon, vice-président du conseil régional chargé du développement économique.
Essaimage en Inde
La région se pixellise. Avec des instituts de formation reconnus comme les valenciennoises Supinfocom, Supinfogame et l'Institut supérieur de design qui sont en train d'essaimer en Inde. Des centres de recherche importants comme l'INRIA, qui s'est installé avec ses 200 chercheurs à Villeneuve-d'Ascq. Mais aussi Euratechnologies qui rassemble des sociétés TIC à Lille ou la Haute-Borne à Villeneuve-d'Ascq... Et surtout, un tissu de plus de 3 000 entreprises. « Nous devons faire partie des cinq premières régions françaises en matière d'économie numérique, explique Franck Jimenez, directeur de Digiport. En créativité numérique, nous sommes derrière l'Ile-de-France et Rhône-Alpes. Nous sommes aussi bien placés pour les Web agencies. » Sécurité des systèmes d'information, technologies sans contact, communication multicanal, images virtuelles, infrastructures, édition de logiciels... On les retrouve toutes dans le Nord - Pas-de-Calais. Et les pistes de recherche ne manquent pas. On pense à la santé et au dossier médical personnalisé. On pense à la grande distribution et au paiement sans contact. On pense aux transports et au projet d'infrastructure régional. Gares et trains devraient être équipés d'écrans afin d'avoir accès à toutes sortes d'informations... La crise freinera-t-elle ces e-idées ? Franck Jimenez est assez optimiste : « Il n'y a pas d'entreprises TIC qui ne travaillent que pour les secteurs fortement touchés. »
> Renseignements : www.congres-net-lille.com, www.e-magiciens.net, www.e-createurs.net
