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L'IESEG pose la question : quelle personnalité pour quel métier ?

Publié le 22/12/2007 à 05h55

Lavoixeco - Cette étude unique en son genre en Europe pourrait entrer dans les annales des écoles de commerce françaises. L'IESEG a sondé tous ses diplômés lillois depuis sa création pour établir un lien entre leurs profils et les métiers finalement exercés.

L'IESEG pose la question : quelle personnalité pour quel métier ?
Lavoixeco - Cette étude unique en son genre en Europe pourrait entrer dans les annales des écoles de commerce françaises. L'IESEG a sondé tous ses diplômés lillois depuis sa création pour établir un lien entre leurs profils et les métiers finalement exercés.

Un véritable animal sociologique, Claude Baco. Il y a quelques années, ce consultant libre penseur fut le premier à établir dans notre région la primauté de la vie privée sur la carrière professionnelle dans l'esprit des étudiants en grandes écoles, futurs manageurs en puissance.

Cette fois-ci, son étude va plus loin. L'école fait passer depuis 1995 le fameux test de personnalité MBTI (le plus étudié au monde) à ses étudiants, dans le cadre d'un séminaire conçu par Claude Baco pour les aider à construire leur projet de vie professionnelle. En fin de compte, 2 300 diplômés issus des 40 promotions sorties de l'IESEG depuis sa création en 1964 ont été contactés et plus de 800 d'entre eux ont répondu à un questionnaire mis en ligne en juillet.

Que de matière accumulée en quatorze ans de recueil d'informations sur les projets de vie et les valeurs des futurs cadres ! Entre 1993 et 2007, une seule question centrale : y a-t-il des liens entre la personnalité et le métier exercé ? « On pressent que les gens très organisés, carrés iront vers l'audit ou la gestion, explique Claude Baco. Ou que les plus idéalistes et intuitifs iront davantage vers les ressources humaines, la communication ou le marketing ». Claude Baco a posé 64 questions sur « les choses de la vie », questions faisant l'objet d'un classement de consensus positif ou négatif.

Il en a tiré l'émergence de sept groupes d'individus se répartissant entre deux axes, le premier entre l'indépendance-aventure internationale et la sécurité-sédentarité le second entre la réussite professionnelle et l'épanouissement personnel.

Fait notoire et relativement nouveau dans ce type d'enquête sociologique, comme le confirme notre infographie, les deux questions qui emportent le plus large consensus sont «  la défense écologique de la planète est un enjeu vital » (95 % des 822 opinions) et «  l'éthique dans les affaires, c'est très important pour moi » (90 %). Loin derrière, « je me sens l'âme d'un manageur » ne recueille « que » 70 % des opinions positives, devant « je veux gagner beaucoup d'argent » (68 %), « j'ai de grandes ambitions professionnelles » (65 %), « travailler en PME m'attire » (57 %), « je veux au moins trois enfants » (43 %), « l'entreprise est un monde impitoyable » (51 %), « je souhaite faire ma carrière en France » (43 %) ou... « les 35 heures, j'y tiens ! » (12 %).

Conclusion de l'étude : « Il n'y a visiblement pas de lien systématique entre une fonction psychologique et l'exercice d'un métier. Mais selon son type de caractère et ses aspirations profondes, un jeune diplômé exercera une activité de manière plus ou moins différente. » Difficile de croiser les opinions et les cursus professionnels. Au fait, dans quel groupe vous situez-vous ? •
> www.ieseg.fr

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